Netlinking

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Le netlinking, c’est là que se concentrent les charlatans

Si tu as un site et une adresse mail publique, tu as déjà reçu le message : « 100 backlinks DA 50+ pour 199 € ». C’est le produit d’appel préféré des vendeurs de rêve du SEO, et c’est aussi le plus facile à vendre, parce que le netlinking est la partie du référencement que personne ne comprend vraiment de l’extérieur.

En clair : un lien qui pointe vers ton site depuis un autre site, c’est une recommandation. Google s’en sert depuis toujours pour estimer si tu comptes dans ton domaine. Le problème, c’est que ça se manipule. Alors des gens ont monté des fermes de sites bidons uniquement pour vendre des liens, et Google passe son temps à les débusquer. Quand il en trouve une, tous les sites qui achetaient dedans trinquent en même temps.

Ce qui compte vraiment dans un lien

Pas le nombre. Trois choses, dans cet ordre.

  • La pertinence. Un lien depuis le site de la CCI du Doubs ou d’un confrère bisontin vaut infiniment plus, pour un artisan de Besançon, qu’un lien depuis un blog de recettes hébergé en Pologne. Le sujet et le territoire doivent avoir un rapport avec toi.
  • Le contexte. Un lien posé au milieu d’un article que quelqu’un a vraiment écrit, ça compte. Le même lien dans un pied de page ou une liste de 200 partenaires, non.
  • Le naturel du rythme. Un site qui gagne 3 liens par mois pendant deux ans est crédible. Un site qui en gagne 200 en une semaine puis plus rien pendant six mois raconte exactement ce qui s’est passé.

Le piège des seuils américains

Presque tout ce que tu liras sur le netlinking vient du marché anglophone, et ça pose un vrai problème quand on travaille en France, et encore plus en Bourgogne-Franche-Comté. Les guides te diront de ne viser que des sites à fort indice d’autorité. Applique ce filtre à la région, et il ne reste plus rien : ni la presse locale, ni les annuaires professionnels du coin, ni les blogs de tes confrères. Or ce sont précisément les liens qui font bouger les positions locales.

Un lien depuis un site régional peu connu mais réel, tenu par quelqu’un qui existe, sur un sujet qui te concerne, fera plus pour ta visibilité à Besançon qu’un lien acheté sur un gros site généraliste où tu es le douzième annonceur de la page.

Ce que je fais, et ce que je refuse

Je travaille les liens qui ont une raison d’exister : partenariats locaux, presse régionale, contenu qu’on a envie de citer, mentions de ta marque qui traînent déjà sur le web sans lien et qu’on peut réclamer. C’est plus lent qu’un pack à 199 €, et ça ne disparaît pas au prochain filtre de Google.

Je n’achète pas de liens en masse, je ne participe pas aux réseaux d’échange, et je ne te vendrai jamais un volume de backlinks comme si c’était de la marchandise au kilo. Si quelqu’un te promet une position garantie grâce à des liens, tu sais maintenant quoi en penser.

Les articles ci-dessous rentrent dans le détail : comment évaluer un site avant d’accepter un lien, comment repérer un profil toxique, et par quoi commencer quand on part de zéro.

Tous mes articles sur le netlinking

Pour aller plus loin

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